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La qualification de gentilhomme, provient en 1050 de « gentil hom » au sens d'« homme généraux » et prenant, en 1549 le sens d'« homme noble » attaché à la personne du roi et portée en France jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, était une dénomination réservée aux hommes légitimement nobles, c' est -à-dire noble d'extraction à la différence de l'anobli par charge ou par lettres patentes du roi , lequel est noble sans être gentilhomme mais il communique la noblesse à ses enfants , lesquels deviennent gentilshommes. Ils possédaient alors la « gentillesse », c' est -à-dire la noblesse légale. Le hobereau était un gentilhomme de petite noblesse qui vivait sur ses terres. Au XVIe siècle, tout noble naissait donc gentilhomme. Cette qualité se perdait par dérogeance, dans des cas divers. L' ancien gentilhomme ou ses descendants légitimes pouvaient alors demander des lettres de relief de dérogeance au roi pour faire à nouveau partie de la noblesse , réintégration qui n'était pas systématiquement accordée. An 1606, le gentilhomme demeurait dans une « gentilhommière » (manoir). Tout gentilhomme naissait écuyer , même s'il ne se destinait pas au métier des armes, si bien que les deux termes sont devenus peu ou prou synonymes, quoiqu'un anobli soit qualifié d' écuyer sans être gentilhomme. Si , jusqu'à la Renaissance , seul l'adoubement permettait d'accéder à la chevalerie, l'introduction d' ordre de chevalerie calqués sur les modèles britannique et germanique modernisa grandement ce statut, les nouveaux chevaliers n'étant plus adoubés. Si , au Moyen Âge , seul un chevalier pouvait se faire appeler « monseigneur » ou « messire », la qualification de « monseigneur » fut réservée par la suite et dans les faits aux seuls souverains et descendants des grands féodaux et celle de « messire » fut même prise par des bourgeois.