petites - choisir un puzzle à résoudre

Les opérations mineures de sabotage ou de petit sabotage sont une série d'actions de la résistance polonaise pendant la Seconde Guerre mondiale qui consistent à écrire des slogans anti-Nazi, envoyer des avertissements ou des ordres ridiculisant l'occupant et désorganiser sa propagande. Des actions similaires ont été utilisés par les mouvements de résistance dans de nombreux pays de l'Europe occupée. Son importance est surtout psychologique et a pour but de convaincre la population de l'existence d'un mouvement de résistance et la possibilité de vaincre l'occupant malgré la répression. En septembre 1939, après la chute de Varsovie, une jeune étudiante polonaise, Elżbieta Zahorska, arrache une affiche allemande. Elle est aussitôt arrêtée et exécutée. Sa mort, censée servir d'exemple et dissuader la population à reproduire de tels actes, inspire les mouvements de résistance qui appellent à recourir à des actions de petits sabotages. Plusieurs organisations vouées aux sabotages mineurs sont créés entre 1939 et 1940, comme l'organisation Wawer et Palmiry, issues de mouvements scouts Szare Szeregi. Elles sont coordonnées sur une plus grande échelle par la direction de la Résistance civile (pl) de l'État polonais clandestin et dans certains cas par sa branche militaire, l'Armia Krajowa. Pendant deux semaines de mars a avril 1942, des milliers de Kotwica sont ainsi peintes sur les murs et les monuments de Varsovie. Aleksander Kamiński, enseignant et scout activiste, devient vite une figure importante dans l'organisation des opérations.